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Deux tableaux pour Malmaison
1. Alexandre-Louis-Robert Millin du Perreux (1764-1843)
Le retour de François Ier en France, Salon de 1808
Huile sur toie - 75 x 111 cm
Rueil-Malmaison, Musée national du château de Malmaison
Photo : Galerie Terrades |
20/4/07 – Acquisitions – Rueil-Malmaison, Musée national de Malmaison – Le château de Malmaison s'efforce, dès qu'il en a l'occasion, de faire revenir les tableaux provenant de la collection de Joséphine de Beauharnais. C'est le cas de la première toile dont nous parlons ici (ill. 1), acquise fin 2006 auprès de la galerie Terrades à Paris, et due au pinceau de Millin du Perreux. Elle combine, selon l'habitude de ce peintre, le paysage classique et la scène troubadour, cette dernière ne constituant qu'une partie annexe de la composition. Familier des Pyrénées (il séjourna notamment à Pau), l'artiste représente la rivière de la Bidassoa, frontière entre la France et l'Espagne. Le cours d'eau sert de décor au retour de François Ier en France après sa captivité à Madrid, suite à la bataille de Pavie en 1525. Ce tableau fut acquis par Joséphine avant même l'ouverture du Salon de 1808, puis passa par héritage, avec les trois autres toiles de Millin du Perreux de sa collection, à sa fille, la reine Hortense.
Les musées de Fontainebleau (Vue du château de Fontainebleau avec Henri IV relevant Sully) et de Pau (musée national du château, et musée des Beaux-Arts) conservent des œuvres de cet artiste, dans la même veine.
2. Nicolas-Antoine Taunay (1755-1830)
L'impératrice Joséphine et sa suite visitant la statue de saint Charles Borromée, vers 1806
Huile sur toi:e - 65,5 x 81,5 cm
Rueil-Malmaison, Musée national du château de Malmaison
Photo : Château de Malmaison |
Contrairement au précédent, le second tableau acquis par Malmaison, d'Antoine Taunay, n'a pas fait partie de la collection de Joséphine. Une description précise, datant de 1831, explicite la scène1 : « L'impératrice Joséphine, visitant une des iles du Lac Majeur, arrive au promontoire où, dans une avenue immense, s'élève le collosse de saint Charles Borromée. Les rayons du soleil frappant sur cette statue et dans tout le tableau, donnent à cette composition un effet magique. L'impératrice, entourée des personnages de sa cour, est reçue dans ce lieu par un cardinal ; elle fait distribuer des aumônes aux pauvres qui l'entourent et la bénissent. Un moine est chargé de cette œuvre de bienfaisance. Une jeune femme assise est occupée à prendre le croquis de ce site extraordinaire ; elle captive l'attention de quelques personnages. » La composition était par ailleurs connue par un dessin conservé au Louvre de provenance Vivant Denon. Le faire minutieux de Taunay le rapproche des peintres troubadours et il a, à l'occasion, réalisé des sujets comparables à ceux de Millin du Perreux (Rencontre d'Henri IV et Sully après la bataille d'Ivry, Pau, Musée national du château). Il est, également, l'auteur, dans le même style, de nombreuses scènes contemporaines, de la révolution et de l'Empire.
Didier Rykner
1. Voir : Claudine Lebrun Jouve, Nicolas-Antoine Taunay 1755-1830, Arthéna, Paris, 2003, p. 248, catalogué sous le n° P.530. Comme l'envisage l'auteur, les dimensions du tableau avaient été inversées lors de la vente après décès de la femme de Taunay, en 1835.
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Publication - Alain Pougetoux - La collection de peintures de l'Impératrice Joséphine- Exposition : les peintres de l'Impératrice (Château de Malmaison) (1/3/04)
Acquisition d'un tableau de Fleury Richard par le Musée National du Château de Malmaison (11/12/03)
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