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Deux acquisitions du British Museum au Salon du Dessin
1. Etienne Parrocel. (1696-1776)
Etude d'un moine agenouillé, pour saint François-Régis
Pierre noire - 54 x 41,8 cm
Londres, British Museum
Photo : Didier Rykner
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26/3/07 – Acquisitions – Londres, British Museum – Le Salon du Dessin, qui vient de fermer ses portes, a été une réussite de l'avis de l'ensemble des exposants. Ceux-ci ont très bien vendu et les musées, français comme étrangers, ont été très actifs. Nous ferons part de ces acquisitions dans plusieurs brèves. Notons déjà que la plupart des dessins que nous avions sélectionné pour notre article parlant du Salon ont été vendus dont plusieurs à des institutions.
C'est ainsi le cas pour l'étude de Moine de profil, par Etienne Parrocel (ill. 1), que nous signalions chez Arturo Cuéllar, mais que nous n'avions pas reproduit. Ce dessin à la pierre noire, très typique du style de l'artiste, est préparatoire à un tableau conservé au Musée des Beaux-Arts de Marseille, Saint François-Régis priant pour la cessation de la peste, peint en 1739. Neveu de Pierre Parrocel, cousin de Joseph-François, Etienne fit l'essentiel de sa carrière à Rome, où il mourut, ce qui lui valut le surnom de Romain. Signé Parrocel, un C. fut ajouté par une autre main, sans doute pour faire passer ce dessin comme l'œuvre de Charles Parrocel, membre plus connu de la famille. Notons à cette occasion que le Louvre expose actuellement ses dessins de Joseph Parrocel, père de Charles.
2. Philibert-Louis Debucourt (1755-1832)
Portrait de Madame Debucourt, née Marquant, tenant une lettre
Pierre noire, pastel, rehauts de blanc -
21,5 x 18 cm
Londres, British Museum
Photo : W.M. Bradi & Co |
La seconde feuille achetée par le British au Salon, chez Mark Brady, figure le Portrait de Madame Debucourt par son mari Philibert-Louis (ill. 2). Graveur prolifique ayant produit environ six-cents estampes, ses dessins sont beaucoup plus rares puisqu'une vingtaine seulement sont connus ou cités dans la littérature. Celui-ci, qui représente la seconde femme de l'artiste, a appartenu à Maurice Fenaille et a été vendu lors de la dispersion à Drouot d'œuvres provenant de sa collection, et restées dans sa famille. Nous avions parlé de cette vente à l'occasion de préemptions effectuées par le Musée Rodin (voir brève du 9/6/06).
Didier Rykner
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