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Le Louis XIII de Rude, en bronze, entre au musée de Dijon grâce au mécénat
1. François Rude (1784-1855)
Louis XIII à l'âge de seize ans, 1843
Argent - H. environ 258 cm
Autrefois au château de Dampierre,
œuvre probablement détruite
D'après une carte postale ancienne |
26/11/07 – Acquisition – Dijon, Musée des Beaux-Arts – En 1843, le duc de Luynes, propriétaire du château de Dampierre où il faisait travailler quelques-uns des meilleurs artistes de son temps, dont Ingres pour le décor de l'Âge d'Or, demanda à François Rude une statue monumentale de Louis XIII à l'âge de seize ans (ill. 1). Si cette œuvre s'inscrivait dans le goût du XIXe siècle pour la représentation de personnages de l'histoire de France, sa taille monumentale la rapprochait davantage d'une sculpture destinée à l'espace publique que d'une commande privée. Elle possédait par ailleurs la qualité rare d'être faite d'argent massif1, ce qui causa probablement sa perte : volée il y a quelques années, elle a probablement été fondue et vendue au prix du métal.
Fort heureusement, un second exemplaire en bronze, de même grandeur, avait été commandé par la famille de Luynes en 1878 à Barbedienne. A la suite du mariage en 1934 du duc Philippe de Luynes, septième du nom, avec une jeune femme originaire d'Argentine, ce Louis XIII (ill. 2), jusqu'alors conservé à Dampierre même, avait été emporté en Amérique du Sud où il se trouvait encore récemment
Grâce à la loi sur le mécénat, la sculpture, déclarée « œuvre d'intérêt patimonial majeur », a pu être acquise par le Musée des Beaux-Arts de Dijon par l'intermédiaire de la galerie Jean-François Heim à Paris et grâce au mécénat du groupe des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône.
2. François Rude (1784-1855)
Louis XIII à l'âge de seize ans
Fonte posthume (1878)
Bronze
- H. environ 258 cm
Dijon, Musée des Beaux-Arts
Photo : galerie J.F. Heim |
Le Musée des Beaux-Arts de Dijon, ville natale de l'artiste, conserve une collection importante de ses œuvres. En 1947, l'ancienne église Saint-Etienne fut en outre transformée en musée Rude où sont exposés des moulages en plâtre de ses principales réalisations.
Si le Louis XIII est une fonte posthume, puisque réalisée 23 ans après la mort de l'artiste, elle n'en reste pas moins d'une importance fondamentale en raison du soin apporté par Barbedienne à son élaboration et parce qu'elle est aujourd'hui le seul exemplaire connu de l'œuvre, faisant office d'original après la disparition de celui-ci.
1. L'exemplaire de la célèbre effigie d'Henri IV enfant par Bosio, au Louvre, exécutée près de vingt ans plus tôt, est également faite de ce métal précieux.
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