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Accrochage de tableaux lyonnais du XVIIe siècle sortis des réserves du musée de Lyon
1. Thomas Blanchet (1614-1689)
L'Eternelle Fidélité de Lyon à la Royauté
(esquisse pour la salle de la Nomination de l'Hôtel de Ville de Lyon)
Huile sur toile -
Lyon, Musée des Beaux-Arts
Photo : D. Rykner |
8/12/06 – Accrochage – Lyon, Musée des Beaux-Arts – Pour accompagner l'exposition Jacques Stella (voir notre article), le musée des Beaux-Arts de Lyon a accroché, dans trois salles du second étage, tous les tableaux lyonnais du XVIIe siècle qu'il conserve actuellement en réserve.
De Thomas Blanchet, on pourra voir ici plusieurs esquisses pour les décors baroques peints à l'Hôtel de Ville de Lyon (ill. 1), ainsi que deux tableaux définitifs, l'un religieux, une émouvante Vierge aux sept douleurs ; l'autre, profane, très poussinesque, représentant La Fortune et la Vertu.
Egalement très proche de Poussin, un Achille parmi les filles de Lycomède d'Adrien Dassier, une acquisition de 1995, montre cependant certaines maladresses, comme également son Songe de Jacob. Dassier, comme Daniel Sarrabat (La sortie de l'Arche de Noé) reste un petit maître, ce que n'est pas, en revanche, Pierre-Louis Crétey dont on pourra voir trois toiles (Le Christ au Jardin des Oliviers, Saint Guillaume d'Aquitaine et une Scène antique non identifiée, acquise en 2001). Celui-ci, dont la fougue baroque détonne dans la production française contemporaine, est chez lui au palais Saint-Pierre dont le réfectoire est décoré de deux de ses peintures murales.
2. Guilaume Perrier
(vers 1600/1610-1656)
Sainte Cécile
Huile sur toile -
Lyon, Musée des Beaux-Arts
Photo : D. Rykner |
Notons enfin pour conclure le bel Horace Le Blanc, La Transvébération de sainte Thérèse et une charmante Sainte Cécile de Guillaume Perrier, frère du plus connu François (ill. 2).
4. Guillaume Dupré
Médailles (à gauche, Henri IV ; au milieu : reconstruction de Saint-Louis,
église des Jésuites de Paris ; à doite, Pierre Jeannin (1540-1622)
Lyon, Musée des Beaux-Arts
Photo : D. Rykner |
On complètera donc agréablement la visite de l'exposition Stella avec cet accrochage judicieux, dont on ne comprend pas qu'il ne soit pas permanent, tant il paraît normal que la peinture lyonnaise soit mise à l'honneur dans ces lieux, et avec la présentation de médailles françaises du XVIIe siècle (La Médaille au temps de Jacques Stella) dont le musée conserve une importante collection (ill. 3).
Lyon, Musée des Beaux-Arts, 3 octobre 2006 au 15 janvier 2007
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