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Le Comtesse d'Egmont Pignatelli entre au Minneapolis Institute of Art
1. Alexandre Roslin (1718-1793)
La Comtesse d'Egmont Pignatelli
en costume espagnol, 1763
Huile sur toile - 136 x 103 cm
Minneapolis, Institute of Art
Photo : Wildenstein Gallery |
3/6/06 – Acquisition – Minneapolis, Institute of Art – L'excellence des œuvres présentées dans l'exposition The Arts of France from Fraçois Ier to Napoléon chez Wildenstein, dont le catalogue a fait l'objet d'une recension par Stéphane Guégan sur ce site était telle qu'il ne faut pas s'étonner que les musées - et en premier lieu les musées américains - soient nombreux à y puiser leurs nouvelles acquisitions. Nous parlions il y a peu (voir brève précédente de l'Autoportrait de Nicolas de Largillière) qui est entré à la National Gallery de Washington. C'est aujourd'hui au musée de Minneapolis d'acheter un chef-d'œuvre non moins important de la peinture française du XVIIIe siècle, le Portrait de la Comtesse d'Egmont Pignatelli en costume espagnol (ill. 1). Stéphane Guégan avait, déjà, souligné les qualités de ce tableau.
Bien que suédois, Roslin est considéré comme un artiste français car il passa toute sa vie en France à partir de 1752. Il fut très ami avec François Boucher ; ce portrait s'inspire d'ailleurs de celui de la Marquise de Pompadour peint par Boucher et aujourd'hui conservé à la Alte Pinakothek de Munich. Même si ce dernier, comme Joseph Baillio le souligne à juste titre, est d'esprit beaucoup moins rococo, plus froid et plus réservé. On admirera particulièrement l'extraordinaire qualité et les infinies nuances de sa robe de satin.
2. Alexandre Roslin (1718-1793)
La Comtesse d'Egmont Pignatelli
en costume espagnol, 1763
Avec son cadre sculpté
Huile sur toile - 136 x 103 cm
Minneapolis, Institute of Art
Photo : Wildenstein Gallery |
Le tableau appartenait jusqu'à récemment au duc de Luynes et était conservé au château de Dampierre. C'est l'occasion de souligner les terribles contigences matérielles qui obligent les propriétaires de cette demeure insigne à vendre, progressivement, toutes les œuvres d'art importantes qui y sont conservées (récemment encore, c'est le Pygmalion et Galatée de Girodet qui était cédé au Louvre) pour entretenir un bâti qui, une visite récente nous l'a prouvé, se dégrade pourtant dangereusement. Les peintures murales d'Ingres, les autres décors (Flandrin, Simart,....) et l'édifice lui-même sont d'une importance telle pour le patrimoine national qu'il est grand temps de s'interroger sur sa nécessaire conservation.
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