La Tribune de l’Art
a publié le 2 mars 2004 un article
de M. Denis Coekelberghs qui, apparemment bien construit et informatif,
distille tout au long de ses trois pages des petites piques à la récente
attribution de la Vieille Italienne à Théodore Géricault (ill. 1).
Il me semble important pour les lecteurs et la
communauté des historiens de l’art qui consultent La Tribune de l’art
et s’intéressent à ce dossier de bien comprendre les enjeux de cette
attribution à Géricault et pourquoi elle semble tant déranger certains.
Car enjeux il y a, et non des moindres. Mais
avant d’y venir je voudrais donc me placer sur le terrain de l’auteur et répondre
aux quelques critiques qu’il a légitimement le droit d’émettre mais qui mériteraient
d’être étayées afin que les lecteurs puissent se faire leur propre opinion.
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1. Théodore Géricault
(anciennement attribué à Schnetz) |
I. Problème de chronologie
M. Coekelberghs commence son article en nous
faisant part de deux bonnes nouvelles. Un dessin de Navez vient d’être acquis
par le département des arts graphiques du musée du Louvre. L’œuvre, une Déploration,
par ailleurs connue mais non encore localisée1,
est datée de 1816, ce que l’on ignorait (M. Coekelberghs proposait récemment
la date de 18222).
Deuxième bonne nouvelle, le musée de Gand vient d’acheter le tableau de
Sainte Véronique de Milan, peinte par Navez en 1816, dans lequel figure un
magnifique torse d’une vieille femme. Ces œuvres, qui témoignent assurément
d’un intérêt particulier pour l’expression des sentiments via le
choix d’un cadrage très serré évoquent (comme il le souligne fort à
propos) les recherches esthétiques de Louis David, alors en exil politique à
Bruxelles, le maître vénéré de Navez.
Cette concordance de l’année 1816 lui
permet d’évoquer deux problèmes. Tout d’abord
des « problèmes de chronologie » qui sont ceux de la Vieille
Italienne que j’ai attribué à Géricault le 13 octobre 20003
et enfin le problème « du saisissant visage d’une vieille paysanne
italienne » qui apparaît dans plusieurs tableaux d’auteurs différents.
Navez, via ses études qui rejoignent
celles de David, serait le meilleur candidat pour la plupart d’entre
eux. C’est du moins l’hypothèse de son article publié en février 2002
dans laquelle M. Coekelberghs contestait mon attribution à Géricault de la Vieille
Italienne du musée du Havre (conservée sous le nom de Schnetz depuis 1869)
pour la donner à Navez et, plus surprenant encore, donnait à ce même Navez la
Diseuse de bonne aventure, conservée sous le nom de Schnetz au musée de
Clermont-Ferrand4.
Dans son récent article de La Tribune de l’Art il affirme ensuite :
« Inutile de revenir ici sur l’hypothèse Géricault qui a ses défenseurs
et ses opposants » pour se livrer ensuite à une nouvelle attribution-désattribution :
la Vieille Italienne du Havre ne serait plus de Navez – encore moins de
Géricault, bien évidemment – mais bel et bien de Schnetz ! Retour à la
case départ. Pourquoi pas ! Il avoue, et c’est tout à son honneur, ne
pas vouloir s’accrocher à sa proposition de février 2002 et donne finalement
raison à M. Jacques Foucart qui, dit-il, n’a pas de raisons « de
modifier l’attribution à Schnetz ».
Je retiendrai donc pour ma part que M.
Coekelberghs refuse désormais de voir un Navez dans le tableau du musée du
Havre, constat que n’importe quel visiteur de l’exposition que j’ai conçue
au musée du Louvre avec Sylvain Laveissière en janvier 2002 pouvait faire
par lui-même, à la condition d’être doté d’une paire de bons yeux5.
Entre la technique picturale du peintre de la Vieille Italienne du Havre
et celle de Navez, deux esthétiques s’opposent en effet en tout points et
n’ont, à part le sujet, strictement rien en commun.
Notre auteur, après avoir déclaré qu’il
était inutile de revenir sur l’hypothèse Géricault, ne peut tenir longtemps
sa promesse et l’on est en droit de se demander si son article « Navez
et Schnetz. A propos de quelques acquisitions récentes » n’a pas en
fait pour principale fonction d’y revenir. Tout porte à le croire puisqu’il
insiste de nouveau sur la date de 1816 des deux œuvres de Navez susnommées
qui, selon lui, apporteraient la preuve que c’est bien Navez qui est
l’inventeur de cette iconographie de la vieille Italienne puisque le
visage expressif d’une vieille femme se retrouve, dès 1816, à l’arrière-plan
de Sainte Véronique de Milan. Cette invention, Navez l’aurait ensuite
partagée avec son ami Victor Schnetz, vers 1821. L’hypothèse est séduisante
mais elle a surtout pour fonction de revenir immédiatement à ce que M.
Coekelberghs avait déclaré inutile : « Géricault, lui, est rentré
à Paris depuis 1817 et rien ne donne à croire qu’il ait jamais vu la vieille
paysanne des Monts Sabins, ni en réalité ni en image ».
Cette petite phrase m’est directement destinée
bien que mon nom ne figure à aucun moment dans son article. L’attribution de
la Vieille Italienne à Géricault semble terriblement le gêner et il
tente de l’attaquer par son point faible, ou supposé tel. Dès mon
attribution à Géricault j’ai en effet proposé la date de 1820 ce qui, bien
évidemment, n’est pas simple et suscite de légitimes questions. En 1820, Géricault
n’était pas à Rome. Conscient que l’on allait contester ce point
j’aurais pu adhérer à la date plus logique de 1817. Laissant parler en moi
une chronologie interne il m’est encore impossible de placer cette manière de
peindre de Géricault en 1817, mais bien plutôt en 1820, après l’incroyable
expérience du Radeau de la Méduse. C’est un point qui m’a opposé dès
le début de cette aventure à Sylvain Laveissière qui, quant à lui, a
fermement défendu la date de 1817, à deux reprises6.
Ces avis devraient donc convenir à M. Coekelberghs, si son but principal n’était
en fait, et avant toute chose, de contester mon attribution à Géricault,
quitte à passer par la case improbable de Navez pour revenir à celle de
Schnetz, tout aussi contestable.
Que l’on me comprenne bien : je ne
condamne pas les idées de cet historien de l’art, comme toutes les idées,
elles sont intéressantes à débattre, mais il serait souhaitable que les
non-dits de cette affaire soient enfin rendus publics et, surtout, que l’on
n’occulte aucun des avis émis sur ce dossier aux rebondissements multiples.
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2. Victor Schnetz |
3. Victor Schnetz |
II. La Diseuse de bonne aventure
Après avoir rendu la Vieille Italienne
du Havre à Schnetz, l’auteur conclut son article par l’une de ses autres
attributions-désattributions. La Diseuse de bonne aventure de
Clermont-Ferrand (ill. 2) ne serait donc pas de Schnetz mais bel et bien de Navez :
« La plupart des arguments en faveur de cette attribution sont énoncés
dans mon article de la Gazette des Beaux-Arts déjà cité, proposition
qui a été reçue favorablement, notamment par Stephen Bann dans le catalogue
de l’exposition Maestà di Roma de l’été dernier ».
Cette attribution à Navez est une deuxième
affaire dans l’affaire et je trouve étonnant qu’il faille faire appel à
l’avis de Stephen Bann7. (spécialiste de
Delaroche) pour convaincre de son bien-fondé les lecteurs de La Tribune de
l’Art. L’attribution à
Schnetz date de son acquisition par le musée des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand
en 1977. Le tableau n’est pas signé mais porte au dos du cadre le nom de
Schnetz sur deux étiquettes du XIXe siècle. C’est donc sous ce
nom qu’il a été présenté et publié jusqu’en juillet 2000, date de
son exposition à Flers. Ce très beau tableau s’accordait parfaitement avec
l’ensemble des œuvres de Schnetz alors exposées par Laurence Chesneau-Dupin
– commissaire de l’exposition – et s’il fallait faire un parallèle esthétique
il faudrait le mettre en rapport avec la toile de Schnetz intitulée la Prière
des pèlerins italiens daté et signé de 1823 (ill. 4)8.
Pour être complet, il faut encore indiquer aux lecteurs de La Tribune de
l’Art que la Diseuse de bonne aventure est laissée à Schnetz par Alain
Jacobs, spécialiste de Navez et futur auteur du catalogue raisonné, comme elle
l’est par Valérie Collardeau, Laurence Chesneau-Dupin et Anne Esnault, toutes
trois spécialistes de Schnetz. C’est encore sous le nom de Schnetz qu’elle
a été exposée à la récente exposition Maestà di Roma, où Sylvain
Laveissière lui a consacré une belle notice9.
Petit détail supplémentaire à verser au dossier, Laurence Chesneau-Dupin a
publié un dessin inédit de Schnetz qu’elle rapproche, à juste titre, du
chignon de la jeune femme vue de dos (ill. 3)10.
De ce dessin à la plume conservé dans un album appartenant à l’un des
descendants de Schnetz, Sylvain Laveissière a pu écrire : « Un
croquis de Schnetz, figurant une tête de jeune femme de dos, avec natte tressée
et enroulée retenue par un peigne, est si proche de la figure du tableau
qu’elle semble en relation directe avec lui ».
Force est donc de convenir que le dossier est loin d’être clos
et que l’attribution à Navez pose bien plus de problèmes qu’il n’en résout.
III. La Paysanne de Léon Cogniet
Troisième affaire dans l’affaire, celui du
tableau de Léon Cogniet (ill. 5). L’auteur ne l’évoque pas. Faute de
place ou de temps peut-être.
Ce portrait était cependant l’une des pièces
fondamentales de l’exposition du Louvre de janvier 2002 (exposition présentée
ensuite à Flers). J’ai rendu ce tableau à Léon Cogniet le 13 décembre 2000
lors d’une visite au musée des Beaux-Arts d’Orléans. Avec Eric Moinet, son
directeur de l’époque, nous avons comparé les deux versions de cette
paysanne que conserve le musée et M. Moinet a alors convenu sans difficulté
que le tableau qu’il avait reproduit en 1997 et attribué à Marie-Amélie
Cogniet était en fait celui de son frère Léon Cogniet11.
J’ai par la suite établi qu’il s’agissait du tableau que Léon Cogniet
avait exposé au Salon de 1824 sous le titre de Paysanne des environs de Rome ;
tête d’étude12.
Sylvain Laveissière s’est à son tour rendu au musée d’Orléans et s’est
rendu compte que le tableau de Léon Cogniet avait été confondu avec la copie
réalisée par sa sœur à la suite d’un mauvais étiquetage (les
attributions, on le voit, doivent beaucoup à ces fameuses étiquettes). En
juillet 2000, c’est bien la copie de Marie-Amélie Cogniet (qui passait alors
pour l’original de Léon Cogniet) qui fut exposé à l’exposition Schnetz,
mais avec une nouvelle attribution à Schnetz. C’est ce tableau que M.
Coekelberghs attribua à Navez dans son article de février 2002. Tout en ayant
eu bruit d’un énième changement d’attribution, il pouvait écrire :
« Enlevé à Cogniet pour être donné à Schnetz le temps de
l’exposition de Flers, où l’on ne put que constater la faiblesse de cette
attribution, le tableau d’Orléans semble avoir été rendu à nouveau à
Cogniet. Nous sommes tenté quant à nous d’y voir une œuvre de Navez dont la
place dans le fonds Cogniet ne devrait pas surprendre. Les artistes se
connaissaient suffisamment bien pour se faire mutuellement des cadeaux »13.
En fait le très beau
tableau de Léon Cogniet (et non sa copie par Marie-Amélie dont parle M.
Coekelberghs) est le seul qui, en janvier 2002, soutenait la comparaison avec la
Vieille Italienne de Géricault (et qui, de toute évidence, s’en
inspire). Il est par ailleurs assez bien documenté (il figure dans les
inventaires de Léon Cogniet) et l’on n’aura donc nul besoin d’inventer
l’hypothèse d’un cadeau de Navez à Léon Cogniet si l’on tentait un jour
de l’attribuer au peintre belge.
L’exposition du Louvre, une fois encore, démontrait
que nous étions bien en face de quatre peintres différents que l’on pouvait
diviser en deux groupes opposés tant leur approches esthétiques différaient :
les élèves de David d’une part (Navez et Schnetz) et ceux de Guérin
d’autre part (Géricault et Cogniet).
En arrière-plan, il faut en être convaincu,
c’est donc toute l’écriture de l’histoire de l’art de ces cinquante
dernières années qui est en jeu : le néoclassicisme contre le
romantisme, l’université contre le musée, l’intellectuel contre le connoisseurship,
la sensibilité contre la logique cartésienne, l’idéologie de droite contre
l’idéologie de gauche. Toutes ces approches sont taboues et au nom du culte
de l’art on ne les évoque que très rarement en France. Peu de lecteurs
savent donc encore les décrypter14.
A ces dualités, qu’il me soit permis d’en ajouter une dernière : celle de
voir et ne pas voir. Ceci pour dire, et le plus courtoisement du monde, qu’il
eut été peut-être plus sage de voir cette exposition du musée du Louvre
avant de donner l’ensemble des tableaux représentant une vieille Italienne au
seul Navez. Un abus sur lequel M. Coekelberghs vient de revenir en retirant
lui-même à Navez le tableau du Havre, une attribution « choc » qui
faisait pourtant l’objet essentiel de son article de février 2002 dans lequel
le nom de Navez, écrivait-il alors, était tout simplement « logique »,
alors que celui de Géricault « donnait la fâcheuse impression d’être
introduit par effraction »15.
Mais qui est donc le voleur ?
En conclusion, il me semble évident que l’affaire des Vieilles Italiennes (puisque « affaire » il y a) est loin d’être
close. Je dois livrer à la Revue du Louvre une synthèse de mon attribution à
Géricault et du dossier complexe qui l’accompagne. Je la rédigerai en tenant
compte naturellement de toutes les opinions divergentes, opinions derrière
lesquelles se cachent souvent les coulisses, plus ou moins dorées, de
l’histoire de l’art.
Bruno Chenique
le 4 mars 2004
(mis en ligne le 6 mars 2004)
1.
Denis Coekelberghs, Alain Jacobs et Pierre Loze, catalogue de
l’exposition François-Joseph Navez
(Charleroi 1787 – Bruxelles 1869). La nostalgie de l’Italie,
Charleroi, musée des Beaux-arts, 20 novembre 1999 – 20 février 2000 ;
musée de La Chaux-de-Fonds, 19 mars – 21 mai 2000 ; musée de
Coutances, 8 juillet – 15 octobre 2000, p. 75, n° 11.
2.
Denis Coekelberghs, « Schnetz ? Géricault ? Navez, tout
simplement », Gazette des Beaux-Arts, t. CXLIV, février 2002,
p. 280 fig. 8.
3.
Bruno Chenique, « La Vieille Italienne du cousin Pons », La
Méduse, feuille d’information
de l’Association des amis de Géricault, n° 10, décembre 2000, pp.
2-3 ; « Un tableau inédit de Géricault : la Vieille Italienne
du musée du Havre », La Gazette
des amis des musées du Havre et de Rouen, n° 2, juin 2001, p. 4.
4.
D. Coekelberghs, février 2002,
op. cit., pp. 273-286.
5.
Bruno Chenique, « Le tableau du mois n° 86 : La Vieille Italienne
de Géricault », Paris, musée du Louvre (salle Géricault), 18
janvier - 25 mars 2002, pp.1-3 ; « La Vieille Italienne, un
tableau phare et inédit de Géricault », catalogue de l’exposition Autour
de la Vieille Italienne de Géricault. Quatre peintres pour un modèle,
Cogniet, Géricault, Navez, Schnetz, Flers, musée du château, 2 avril
- 29 mai 2002 ; Le Havre, musée Malraux, 8 juin - 29 juillet 2002, pp.
12-21.
6.
Sylvain Laveissière, « La Vieille Italienne et les projets
romains de Géricault », catalogue de l’exposition Autour de la
Vieille Italienne de Géricault. Quatre peintres pour un modèle, Cogniet, Géricault,
Navez, Schnetz, Flers, musée du château, 2 avril - 29 mai 2002 ;
Le Havre, musée Malraux, 8 juin - 29 juillet 2002, pp. 22-27 ;
« Vieille Italienne, ou Étude de vielle femme de la campagne romaine »,
catalogue de l’exposition Maestà di Roma. Da Napoleone all’Unita
d’Italia. D’Ingres à Degas. Les artistes français à Rome, Académie
de France à Rome, 7 mars - 29 juin 2003, pp. 465-466.
7.
Stephen Bann, « Le peuple, de l’héroïque au pittoresque »,
catalogue de l’exposition Maestà di Roma. Da Napoleone all’Unita
d’Italia. D’Ingres à Degas. Les artistes français à Rome, Académie
de France à Rome, 7 mars - 29 juin 2003, p. 248 note 13 : « On
doit noter cependant que cette œuvre a été récemment attribuée, non
sans raison, à Navez ».
8.
Et non de 1833 comme il est indiqué par erreur dans le catalogue de
l’exposition Jean-Victor
Schnetz, 1787-1870. Couleurs d’Italie, musée du château de Flers, 1er juillet - 15 octobre 2000 [prolongé jusqu’au 6 novembre],
p. 117, fig. 38.
9.
S. Laveissière, 2003, op. cit., p. 553.
10.
Laurence Chesneau Dupin, « A
quoi sert une exposition ? », catalogue de l’exposition Autour de
la Vieille Italienne de Géricault. Quatre peintres pour un modèle, Cogniet,
Géricault, Navez, Schnetz, Flers, musée du château, 2 avril - 29 mai
2002 ; Le Havre, musée Malraux, 8 juin - 29 juillet 2002, p. 10 fig.
3.
11.
Eric Moinet, catalogue de l’exposition Le
Temps des passions. Collections romantiques des musées d’Orléans,
Orléans, Musée des Beaux-Arts, 7 novembre 1997 - 31 mars 1998, p.
217.
12.
« Enregistrement des notices. Salon de 1824 », n° 857 :
« Mr Cogniet […], Tabau Paysanne des environs de Rome
66 [x] 58 » (Archives des musées nationaux, KK1). Sylvain
Laveissière a bien voulu me préciser que les dimensions étaient toujours
prises avec les cadres.
13.
D. Coekelberghs, février 2002, op. cit., p. 277.
14.
Ce sera l’objet de mon livre à paraître : Géricault, censure et
politique.
15.
D. Coekelberghs, février 2002, op. cit., p. 281.
Lien vers un article de Mehdi Korchane à propos des articles de Denis Coekelberghs et Bruno Chenique
Lien vers une réponse de Denis Coekelberghs à cet article de Bruno Chenique
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