Dans l'éditorial du 25 septembre 2005, à propos de l'interdiction de photographier au Louvre, j'avais d'abord écrit : « Une fois de plus, l'intérêt collectif est sacrifié au profit immédiat » quand je voulais bien évidemment dire l'inverse. Un lecteur nous a fait remarquer notre erreur :
« Non, c'est le contraire; c'est très freudien comme lapsus, ça ;-) Sérieusement, je vous accorde que c'est déplorable mais le Louvre n'est probablement pas à blâmer dont la subvention de l'Etat fond comme une peau de chagrin... Et je ne vois pas non plus en quoi l'immédiateté supposée du profit est le coeur de la question. Il me semble que ce qui est en cause ici, c'est la volonté de l'Etat de laisser crever la chose publique, dont il tire pourtant sa justification.
C'est la même politique qu'avec l'extension extravagante du domaine d'application des brevets : l'idée même d'une chose ou d'un concept sans propriétaire est désormais regardée comme une incongruité. Tout doit se vendre ou s'acheter.
Cordialement,
Olivier Lefèvre (Berlin) »
(courrier mis en ligne le30 septembre 2005)
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