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La Joconde a mauvaise mine
Je ne suis pas historien d’art mais un modeste amateur, je ne tiendrai donc pas les propos d’un professionnel ou ceux d’un homme de l’art mais vous livrerai un simple billet d’humeur car le sujet ne m’en tient pas moins à cœur.
Poussin, Raphaël et Murillo à Atlanta, Vinci à Lens, difficile à encaisser en moins de quinze jours et, demain, quelle autre dramatique nouvelle allons-nous apprendre ? L’intégrité des collections à présent terminée, la peinture espagnole jugée trop largement représentée, on peut s’attendre au pire. Mais peut-être sont-ce là des mesures destinées à orienter les visiteurs vers le département des objets d’art ou bien encore visant à soustraire quelques peintures aux objectifs photographiques des touristes. A ce propos, l’étrange et aberrant éclairage de la Joconde, avec ce spot projeté sur sa poitrine plongeant du coup son visage dans l’obscurité, serait-il également voulu afin d’en empêcher toutes reproductions pirates. Affabulations direz-vous, oui peut-être, mais la Joconde a bel et bien le regard triste et sombre comme l’expression de son dépit face aux turpitudes que se voit infliger le Louvre.
Frédéric Roz
Paris
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