La Visitation
Huile sur toile. H. 61 ; L. 51.
Hist. : Acquis en 2000 dans le commerce d’art parisien par le
Conseil général de l’Oise pour le Musée départemental avec le concours du
Ministère de la Culture et du Conseil Régional de Picardie au titre du FRAM
On sait fort peu de choses de cet artiste, fils d'Antoine Chazal, peintre
de fleurs surtout connu aujourd'hui pour avoir peint le Yucca
gloriosa, tableau célébré par Baudelaire et récemment rentré au
musée du Louvre après avoir été considéré comme disparu en 1871.
Charles-Camille pour sa part, élève de Michel-Martin Drolling et de
François-Edouard Picot, exposa
régulièrement au Salon de 1849 à 1874, principalement des portraits, des
peintures de genre et des scènes religieuses.
La Visitation acquise par Beauvais est typique de la manière de nombreux
peintres religieux du milieu du XIXe siècle, élèves de Picot ou de Paul Delaroche. D'une composition très classicisante, à laquelle
se mêlent quelques notations réalistes et anecdotiques (la vigne vierge qui
s'accroche au bâtiment de l'arrière-plan), on note également une grande
suavité, une réelle douceur qui rappelle les œuvres de Charles Landelle ou d'Edouard
Cibot.
Inv. 000.6.1
La
Vierge, consolatrice des affligés, esquisse pour la peinture murale de
la chapelle de la Vierge de l'église Saint-Eustache à Paris
Huile sur toile. H. 33,3 ; L. 41,2.
Hist. : Acquis en 2000 dans le commerce d’art
parisien par le Conseil général de l’Oise pour le Musée départemental avec
le concours du Ministère de la Culture et du Conseil Régional de Picardie au
titre du FRAM.
Inv. 000.11.1
La chasse au vol sous Charles VII
Huile sur toile. H.
43 ; L. 58.
Hist. : Acquis en 2002 dans le commerce d’art parisien par le Conseil général de l’Oise pour le Musée départemental.
L'esquisse de Beauvais est préparatoire à un tableau présenté, avec son pendant (Chasse à cour sous Louis XV), au Salon de 1846 et conservé dans une collection particulière. Alfred Dedreux (et non de Dreux) est surtout connu pour ses portraits mondains, souvent équestres. Malgré leurs belles qualités, ils sont quelque peu sous-estimés. L'artiste vaut pourtant mieux que la réputation qui lui est faite, comme l'a démontré, il y a quelques années, l'exposition de la Fondation Mona-Bismarck. Des œuvres comme celle acquise par le musée départemental ou le tableau récemment acheté par le musée du Louvre (Fidélité) confirment que Dedreux est un authentique peintre romantique. Dans le communiqué de presse qui accompagnait cette acquisition, la conservation du musée comparait, avec raison, la facture de cette esquisse à celle d'un artiste comme Bonington. La liberté de la touche qu'on admire ici n'est d'ailleurs pas uniquement présente dans les tableaux préparatoires : dans ses grands formats, Dedreux fait preuve de tout autant de vigueur.
Inv. 002.7.1
La Madeleine se rendant à Marseille, esquisse pour le projet de décoration de l'église de la Madeleine à Paris.
Huile sur millboard. H. 21 ; L. 43.
Hist. : 12 et 13 juin 1857, vente Paris Hôtel Drouot, n° 22 ; acquis en
2001 dans le commerce d'art parisien par le
Conseil général de l’Oise pour le Musée départemental.
Bibl. : Norman D. Ziff, Paul Delaroche. A Study in Nineteenth-Century
French History Painting, New York, 1977, p. 284, n°74.
Inv. 001.9.1
La Vierge en buste
Papiers marouflés sur toile. H. 45 ; L. 31.
Hist. : Vente Drouot, 12 mars 1999, étude Calmels-Chambre-Cohen, lot
n°28, comme "attribué à Ingres" ; Paris, marché de l'art ; acquis
en 1999 par le Conseil Général de l'Oise pour le musée départemental avec le
concours du Ministère de la Culture et du Conseil Général de Picardie au
titre du FRAM.
Bibl. : Supplément la Chronique des Arts - Principales acquisitions des
musées en 1999, La Gazette des Beaux-Arts, n° 3, année 2000.
Inv. 999.14.1
Le Concert
Huile
sur toile. H. 82 ; L. 65.
Signé en bas, à gauche J. Murat
Hist. : Acquis en 2002 dans le commerce d’art amiénois
par
le Conseil général de l'Oise pour le Musée départemental avec le concours du Ministère de la Culture et du Conseil Général de Picardie
au titre du FRAM
Après
au moins neuf essais infructueux, Jean Murat, élève de Regnault et de Blondel,
obtint le prix de Rome en 1837 sur le sujet du Sacrifice de Moïse (tableau
conservé à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts à Paris). Le point le
plus récent sur l'artiste est dû à Georges Vigne dans le catalogue de
l'exposition dédiée aux élèves d'Ingres (Montauban et Besançon, 1999/2000).
S'il ne fut en réalité pas directement élève de ce dernier, son séjour à
l'Académie de France à Rome correspondit en partie au directorat d'Ingres dont
il copia le Christ remettant les clés à Saint Pierre, afin de
remplacer l'original dans l'église de la Trinité des Monts.
Parmi les compositions de Murat citées par les sources, aucune ne correspond au
Concert de Beauvais. Il a été suggéré que le sujet pourrait évoquer
un psaume de David : « Près des rives du fleuve à Babylone, nous étions dans
l'affliction et nous suspendîmes nos harpes aux branches des saules [...] »,
interprétation possible d'un sujet dont le traitement se situe entre
l'orientalisme un peu artificiel d'Horace Vernet et le courant néo-grec qui
sera illustré par d'autres prix de Rome comme Papety ou, plus tardivement,
Gustave Boulanger.
Inv. 002.1.1
Didier
Rykner
(mis en ligne le 14 mai 2003)
Nous remercions Mme Josette Galiègue, conservateur en chef du musée départemental de l'Oise, pour nous avoir autorisé à publier ces tableaux. Merci également pour leur aide à Mme Véronique Laurent et M. Philippe Levasseur.
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