18e, aux sources du design, chefs-d’œuvre du mobilier 1650-1790 Contenu abonnés


Versailles, Musée et domaine national du château, du 28 octobre 2014 au 22 février 2015.

Pour la deuxième fois en deux ans, Versailles organise une exposition de qualité, loin des sujets attendus ou rebattus qui « riment » avec le lieu ; mais, comme pour la précédente1, on doit malheureusement craindre qu’elle ne rencontre pas le grand public.

Pourtant, nous ne pouvons qu’encourager à faire le voyage car les organisateurs sont parvenus à réunir un ensemble de très beaux meubles2 voire de chefs-d’œuvre venant souvent de collections privées, ou de collections publiques parfois méconnues3 (ill. 1 et 2), et que beaucoup d’entre nous ne connaissent souvent que sur des photos parfois anciennes. On a notamment plaisir à revoir l’armoire à folios de BVRB commandée par Machault d’Arnouville (cat. 40) dont la vente avait défrayé la chronique dans les années 1980, et qui retrouve ici la magnifique armoire en laque rouge de la collection Patino (cat. 41) déposée à Versailles depuis 1976, comme de pouvoir admirer la commode de BVRB aux 90 plaques de porcelaine de Sèvres (cat. 46), souvent reproduite mais rarement montrée4.


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1. Cabinet, Paris, vers 1675,
Strasbourg, Musée des Arts Décoratifs
Photo : Musées de Strasbourg,
musée des Arts décoratifs/ M. Bertola
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2. Attribué à Bernard II Van Risen Burgh
(dit) B.V.R.B. (après 1700-1766)
Commode de Sceaux, Paris, 1730-1735
Exécutée pour « le cabinet de la Chine »
du duc du Maine au château de Sceaux
Sceaux, musée du domaine
départemental des Hauts- de-Seine
Photo : Notesdemusées/Jean-Louis Gautreau

Paradoxalement, les quelques très belles pièces présentées à Versailles font aussi regretter un possible manque de moyens ou de soutiens financiers car si Chantilly ou la Wallace Collection ne peuvent prêter, le Victoria & Albert Museum, le Getty Museum et, surtout, les Wrightsman Galleries du Metropolitan Museum of Art possèdent plusieurs chefs-d’œuvre du mobilier français dont la présence aurait été bien venue.

Malgré les limites chronologiques annoncées par l’intitulé (« Chefs-d’œuvre du mobilier 1650-1790 »

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